Vendredi 13 janvier 2012
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La construction du barrage fut décidée en 1938, et commença dès le début de la seconde guerre mondiale. Les travaux devaient durer trois ans, mais à cause des difficultées de
fourniture, de transport, de main-d'oeuvre, le chantier dura jusqu'en 1945. Il fut inauguré par le Général de Gaulle, accompagné du sultan du Maroc Mohamed V. À l'intérieur du hall principal, une
plaque commémorative rappele que ingénieurs, techniciens et ouvriers ont activement participé aux réseaux de résistance.
Le barrage fait 270m de long et 70m de hauteur, il est alimenté par les eaux de la Cère, qui prend sa source au Plomb du Cantal, et celles de l'Authre et de la Jordanne qui viennent du Puy Mary.
Le site inclu un lac de 600ha, le plus grand lac artificiel d'Auvergne.
La "Via Arvena", chemin de regroupement auvergnat vers St-Jacques de Compostelle traverse la commune de St-Etienne-Cantalès.
Photo J-M Laurent
D'autres photos du lac et du cantal sur : http://www.bergisel.fr
L'affaire fit grand bruit, détruisant des maisons,
Des sentiers, des vallées où les vaches broutaient,
Qu'il fallait sacrifier, au nom de la Nation,
Pour fournir à chacun fée électricité.
Mais le travail aidant, on se mit à l'ouvrage,
Construisant batardeau et barrage futur,
Réinventant déjà la vie sur ces rivages.
Puis vinrent des ouvriers, fuyant les dictatures,
Et parmi eux, Miguel, qui était espagnol.
Car la guerre survint, tuant ici et là-bas,
Déracinant des hommes, qui en quittant leur sol,
Allaient vers des pays d'où l'on revient, ou pas...
Et les années passaient, et durait le chantier,
Les femmes circulaient, apportant les nouvelles,
Elles se mêlaient aux hommes, en charge de billets.
Elle noya ses yeux dans les yeux de Miguel.
Vint la fin de la guerre, et l'inauguration,
Il y eu du bonheur, et aussi quelques larmes,
Ces hommes repartirent vers d'autres horizons,
En quête de travaux, ou reprendre les armes...
Sur le lac mon grand-père a péché le gardon,
Sur les rives, les touristes plantent des parasols...
Derrière les paysages, il y a des prénoms,
Et l'un d'entre eux, Miguel, qui était espagnol...
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