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  • : Le blog de embertine mazet
  • : Laisser parler ses émotions afin de diminuer la souffrance émotionnelle: écrire des poèmes, des textes, écouter de la musique, regarder des photos, communiquer, partager
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psypoemes
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Bienvenue chez moi,

Je poste ici, au fil des jours, mes poésies,

souvenirs, ou états d'âme face à l'actualité...
Pour vous quelques poèmes, quelques photos, un peu de musique...

Merci de votre visite et à bientôt...
 

  

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"Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur." Horace

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"La mélancolie est un crépuscule. La souffrance s'y fond dans une sombre joie. La mélancolie c'est le bonheur d'être triste. " Victor Hugo

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Mes livres :

 

 

www.monpetitediteur.com

Disponible sur :

www.fnac.com

www.amazon.fr

  

 

 

 

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"Les Psy-Poèmes"

Edition de la mouette

www.editiondelamouette.com

www.lulu.com 

 

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"Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude"    Maupassant

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"Ne te détourne pas par lâcheté du désespoir. Traverse le, de l'autre côté du tunnel tu retrouveras la lumière."  André Gide

 

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"Chacun a ses propres instants de bonheur :
il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions"
(A Memmi)

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" L'espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide"
Paul Valéry


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" Ce qui est passé a fui
ce que tu espères est absent
mais le présent est à toi"  (proverbe arabe)

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"N'ouvre la bouche que lorsque tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence" (proverbe arabe)

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"Rien n'est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables" ( Marc Levy)
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"Etre libre, ce n'est pas seulement se libérer de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres" Nelson Mandela
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Château de Montbazin

"Les fous ouvrent les portes, les sages les suivent" Henri Dunant ( fondateur de la croix rouge)
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villeneuve les béziersLe canal du midi à Villeneuve-les-Béziers


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mimosa

mimosa

"Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler" (Jorge luis Borges)

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"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de porter" (E.Kant)
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Musique!

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" La sagesse c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit " ( Oscar Wilde)

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" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple" ( Jacques Prévert )

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 Musique de printemps! 

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" Si tu ne sais pas où vont tes pas, retourne toi et regarde d'où tu viens" ( proverbe africain)

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"La seule force, la seule valeur, la seule dignité de tout ; c'est d'être aimé" ( Charles Péguy)

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Rose au curry

 

"Il faut rire de tout, c'est extrêmement important. C'est la seule façon de friser la lucidité sans tomber dedans" ( Pierre Desproges)

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Texte Libre

 

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C'est ici que tout a commencé...

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Photos J-M Laurent ( http://bergisel.over-blog.com)

 

Les hivers y sont longs, les hommes silencieux,

Dans ces pays où l'on se parle avec les yeux.

Des gestes mesurés, et un rien de lenteur,

Il faut savoir durer quand dure le labeur.

 

Beaucoup s'en sont allés au gré de leur misère,

En vainqueurs, en vaincus, dans des villes lumières.

Les autres sont restés mariés à la terre

D'un infertile lien que nul ne peut défaire.

 

Les journaux, la télé, racontent les histoires

De tous ces exilés dont ils sont la mémoire.

Ils reviennent aujourd'hui, cherchant de grands espaces,

Des ancêtres dont ils avaient perdu la trace.

 

Trouvent dans les hameaux des vieillards esseulés,

Cultivant des jardins aux saveurs oubliées,

Leur regard délavé encore s'émerveille

De voir chaque printemps nature qui s'éveille.

 

Jeux plus

4379272823_d6cfa91e67.jpg  Jeux gratuits

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:21

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Odilon Redon," Les yeux clos"

( musée d'Orsay )

 

"Les yeux bleus vont aux cieux,

les yeux verts vont en enfer,

les yeux gris au paradis,

les yeux noirs au purgatoire"

C'était une comptine,

Pour ceux qui voulaient une version plus" laïque" :

" Les yeux bleus sont amoureux,

les yeux verts sont des vipères,

les yeux noirs sont des miroirs",

Les yeux gris continuaient d'aller au paradis, faute de rime,

Quand aux yeux pers, entre le bleu et le vert, on ne savait pas ce qu'ils allaient devenir.

Mais peu m'importait, j'avais les yeux bleus, donc promis à toutes sortes de délices...

 

Et puis il y avait toutes ces expressions que l'on utilisait à l'envi :

"Elle n'a pas les yeux dans sa poche,

Se mettre le doigt dans l'oeil,

oeil pour oeil, dent pour dent,

Avoir les yeux plus gros que le ventre,

Coûter les yeux de la tête,

Avoir des yeux de merlan frit,

Ça crève les yeux,

Jeter de la poudre au yeux"...

Bien sûr, du regard, on pouvait assassiner, défier, déshabiller, caresser, foudroyer...

 

Et puis il y eut  "Les yeux d'Elsa",

Les" yeux couleur menthe à l'eau"," les yeux révolver; et le regard qui tue"et autres mélodies... 

 

J'aborde le sujet de manière badine,

 Pour exorciser l'aspect anxiogène. 

Car j'ai beau écouter nos présentateurs, qui continuent à nous regarder droit dans les yeux, aucun ne nous a encore expliqué, vidéo à l'appui, ce qu'est un" mauvais regard". " La chose" serait pourtant d'une grande banalité au dire de l'adolescent qui intervient à l'écran, et prétexte à d'incessantes bagarres, sans doute un vieux réflexe pavlovien...  

Dois-je baisser les miens, me voiler la face, raser les murs, sous peine de me faire lyncher telles les sorcières du moyen âge porteuses du mauvais oeil?

"Le secret du bonheur, en amour, disait simone signoret, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il faut"...

De même pour marcher dans la rue.

Et ces enfants ont l'âge des miens... 

Tout ça pour rien...

Alors j'essaie de m'étourdir, je prends un mot, puis deux,

 

...Rien à cirer, cirer ses chaussures, chaussures à son pied, pied à terre, terre de feu, feu aux poudres, poudre aux yeux, yeux plus gros que le ventre, ventre bleu, bleu du ciel, ciel de lit, lit à barreaux, barreau d'avocat, avocat à la Cour, cour d'école, école de la vie, à la vie à la mort, mort pour rien...

Je tourne en rond !

 

"Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux" disait Milan kundéra

Mais il serait peut-être temps de les ouvrir...

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 18:50

   cappiello

( Affiche par Cappiello)

 

Tablettes.

J'imagine que ce nom a été choisi en référence à nos bonnes vieilles tablettes...

En chocolat !

Je ne me souviens pas de ma première ,

Je devais être haute comme trois pommes...

( ah! ce que je suis drôle!) 

 Mais je me souviens que le chocolat était noir,

Qu'on le mangeait avec du pain, fait maison, noir aussi.

Ma mère disait,

Pour se donner du courage,

" Après le pain noir on mangera le pain blanc".

En effet le pain est devenu blanc,

De plus en plus blanc même.

On n'est pas devenu riches pour autant.

Cela ne payait pas de mine,

Mais c'était très bon.

Encore meilleur : une tartine de beurre, avec, dessus, le carré de chocolat débité en copeaux, à l'aide du couteau de poche qui ne nous quittait pas,

Il y avait une application pour ça.

Où alors,

On mangeait le pain d'abord,

On laissait fondre le chocolat dans la main, et on se léchait les doigts, longuement...

Où on le laissait fondre dans la bouche, carrément.

La tablette était enveloppée dans un papier, avec un cheval dessus qui avait l'air de voler,

Pourquoi- mystère...

On savait vaguement que le cacaoyer était une exotique plante poussant dans de lointains pays,

Mais maître google n'avait pas encore suffisament éclairé nos caboches ignares pour que nous en ayons une claire perception...

Mon père disait " ils ne savent pas quoi inventer"...

En plus,

À l'intérieur,

La tablette était entourée de papier argenté,

On pouvait le plier, le déplier, le découper en forme d'étoile,le modeler, le froisser, le défroisser,  ça faisait un petit bruit, et on rangeait le tout précieusement  dans une boîte en fer.

En plus,

À l'intérieur, 

Il y avait à chaque fois une image...

 "instructive"...

Une sorte de bon point,

À coller dans un album, mais on n'avait pas l'album, sans doute n'achetions nous pas assez de chocolat...

On les contemplait longuement en ruminant toutes sortes d'histoires. 

Tenez, ça me rappelle le film "Charlie et la chocolaterie", et le livre aussi. 

Je pourrais sans doute le revoir sur ma nouvelle tablette, si j'en avais une, il y a une application pour tout ...

Sauf pour le goût...

Une faute,

 Mais c'est le prix à payer....

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 15:15

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 (Faire un cadeau à quelqu'un qui ne l'apprécie pas à sa juste valeur)

.... 

C'eut été du gaspillage,

Dans la vraie vie des vrais cochons c'était hors de question.

Pourtant ceux-ci étaient bien nourris,

"Cochon qui s'en dédit",

 Pâtées son-pommes-de-terre-et- petit- lait, chataîgnes, tout ça pour un goret,

Et au grand air, à se rouler dans les herbes de tout crin, dans les boues de tout poil, roses et tirebouchonnés.

Les animaux on les aimait,

 "sinon on ne ferait pas ce métier là, si ingrat ; d'ailleurs si on ne les aimait pas ils le sentaient, ça ne faisait pas du bon lait, des bons oeufs, de la bonne viande".

Mais il fallait garder ses distances...

Car le moment venu ils devaient passer à la casserole, ils étaient élevés pour ça,

 Et voilà.

Un jour, là, le tueur venait " lou tuaïre", et la "mangounière",

Même pas peur,

Il fallait attraper la bête, à plusieurs, et qui se débattait, tenue, serrée, ligotée,allongée, et qui criait,

Sacrifiée.

Égorgée.

Et son rouge sang éclaboussait les mains,

Gardé précieusement à d'autres fins boudins utiles.

Brûlée pelée raclée dépecée

Hachée triturée transformée.

Ça sentait, fort, l'animal la sueur la paille le roussi le feu de bois la viande fumante les oignons le thym le vinaigre nettoyeur de boyaux,

"Dans le cochon tout est bon", 

Ça pendait au plafond, salait dans la maie, séchait dans la cheminée, remplissait les toupines et verrines, tartinait le pain de grattons bien gras et remplissait  l'estomac de potées odorantes.

C'était assaisonné, gouté, donné,envoyé, troqué, comparé,

Religieusement.

Et l'animal renaissait de ses cendres.

La coutume a disparu.

On a pris nos distances.

D'ailleurs les gens n'en voudraient pas, de cette viande là,

D'un porc égorgé même pas assommé, d'un lapin à l'oeil arraché, d'une poule à la langue tranchée,

Sans anesthésie asepsie vétérinaire, et avec le chien qui rôde,

Exhibée, 

Par une fermière sans gants, sans bonnet bien propet, sans barquette à atmosphère protectrice,

Élevée au grand air ( la fermière et les oies avec), gavée de beau et de mauvais temps, hors contrôle.

Morte sous les banderilles de la foule, qui applaudit.

Tenue à distance.

Juste bonne à garder les cochons,

Dépouillée.

Sans perles et sans pourceaux.

Reste la déconfiture.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:19

3651 roses anciennes

Rose William Shakespeare, collection roses anciennes,  David Austin

www.davidaustinroses.com

 

 

J'étais cernée,

Salades, navets, choux, haricots, pommes de terre et topinambours,

Champignons, au temps des labours,

Pommes, poires, coings, châtaignes et groseilles, et mirabelles...

Que du mangeable, du plus ou moins délectable.

Côté arbrisseaux,

Du buis pour les Rameaux, du houx pour Noël, 

Mais des fleurs, point.

Vivaces, coriaces, passe,

Mais des annuelles, ciel! qu'au jardin du curé elles se prélassent! 

Il ne s'agissait pas d'occuper la terre longuement travaillée avec de futiles ornements, d'en faire un espace de promenade et d'oisiveté.

Dame nature y pourvoyait, on pouvait fouler au pied les bouquets champêtres, s'énivrer d'effluves aussi délicates que discrètes.

Pourtant, contre un vieux mur, dans un coin du jardin, s'épanouissait un rosier, un seul, nourri du même fumier que radis et carottes, qu'importe. Planté là par une mère ou une grand-mère, soucieuse d'introduire dans ce tout utilitaire voué au labeur une touche de poésie,

 L'espoir d'un monde meilleur.

Pour que vivent les roses. Et les filles, pas une seule depuis plusieurs générations. 

Ponctué quand même de" les roses ont des épines", et "l'aiga de rosa te fàra morir, pécaîre" ( chanson en occitan, eau de roche, devenue eau de rose, hautement toxique semblait-il), et autres histoires à l'eau de rose aux dénouements plus ou moins tragiques.

Sans doute châtelaine flanant dans une roseraie n'aurais-je pas prêté attention à cet arbuste de prime abord insignifiant, mais une toile de maître accrochée au mur d'une masure n'eut pas produit plus d'effet.

Je me sentais moi-même un peu anachronique, plantée là, jolie, piquante, vaguement inutile mais totalement indispensable, portant l'aura de ceux qui pourront un jour consacrer de leur temps à la beauté des choses,

Il fallait les voir, dans les bureaux, toujours à bouturer le géranium et à bleuir l'hortensia...  

J'allais devenir cette plante d'apparence fragile mais néanmoins robuste, et parfumée, qu'on appelerait mademoiselle, et puis madame pour finir... 

Car je suis bien née dans une rose, n'est ce pas?

Alors que les garçons... Dans les choux... allez, hop, voués à la potée. Du mangeable, du plus ou moins délectable. (Lesquels auraient pu protester, défiler, en compagnie du navet-si-laid et de l'oignon qui fait pleurer, et du potiron... pour se réclamer du coquelicot, beaucoup plus beau, et qu'on en finisse avec la pomme, la poire, de triste mémoire... discriminatoire. Au nom du raisin et du bon vin.

Mais ils ne l'ont pas fait, au nom du père, et de la mère, et de la diversité potagère.  Mais peut-être le feront, voudront leur quota de pétales , leur part de guimauve, leur ration de ritournelles...)

C'est ainsi que j'appris le langage des fleurs...

Mais il était écrit, que pour se faire, il faudrait quitter le vieux poirier, et le poireau dans ses bottes, et la vigne centenaire, et la chaleur du muret...

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 00:00

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Mon premier bled était un livre de français, bien connu  des classes primaires (je veux dire des classes de l'école primaire, CP, CE, CM). ll fallait apprendre tous les jours une dizaine de mots, le lendemain interrogation écrite sur l'ardoise, cocher un bâton par faute, écrire les mots dix fois, le tout couronné d'une dictée, il va sans dire...

Mon deuxième fut  : " mais qu'est ce que c'est que ce bled !". Je cherchais des yeux quelques céréales, bled est dérivé de blé, voyez comme je maîtrisais bien mon bled, d'ailleurs je venais d'apprendre que je l' habitais. Le lieu n'avait pourtant rien d'exotique, rien à voir avec la campagne d'Afrique du nord, des chênes en guise de palmiers, des vaches, mais de rares moutons, quand au climat...

 "Trifouillis les oies" eut mieux convenu, ou "clochemerle", "pétaouchnock" n'est pas mal non plus, j'eusse préféré "au diable vauvert", car il y a diable, et il y a veau, et il y a  vert, quand à "perpète les olivettes" je le situais plus au sud... bref, j'habitais un trou perdu.

 Je me fis à l'idée d'habiter dans un bled.  Et comme nos amis de là-bas, étant  moi-même allée voir ailleurs, j'y retourne chaque été et même plus, n'ayant pas la mer à traverser, quoique le Pas de l'Escalette puisse constituer un obstacle de taille, à dos de mulet.

Comme je suis tout de même" branchée", que dans mon bled on peut avoir une connexion internet, et que même parfois "ça capte" sans avoir à monter en haut de la plus proche colline, je vais vous le faire façon facebook, vous connaissez peut-être, dans le style :  "tu sais que tu es au bled quand":

Tu peux écouter le silence ( le silence, ici, est total, absence de bruit et de bruits, les sujets sensibles peuvent être pris de vertige)

Tu manges de la vrai viande, du vrai pain, bio sans avoir le moinre label, question de confiance.

Les canalisations ont gelé. 

Tu connais ton voisin, avec qui tu es voisin depuis au moins cinq générations.

Il y a des oiseaux sur le bord de la fenêtre en hiver, une vipère sur le pas de la porte en été et un crapaud dans la cave. 

Tu connais les touristes, vu que ce sont les mêmes qui reviennent .

Tu  as des tas de cousins mais tu ne sais plus sur quelle branche.

Tu calcules l'âge des plus vieux, et tu compares avec ceux du village d'à côté.

Tu manges des tartines de crème, de la truffade et des tripoux.

Il y en a qui jardinent avec la lune, et se lèvent avec le soleil. 

Tu  ignores tout des régimes.

il y a des vaches avec des cornes.

Et des maisons avec des ours.

On sait tout de toi, même des choses que tu ignores.

Il reste un marchand de galoches. 

Tu vois les montagnes, mais tu n'as jamais appris à skier. 

Tu peux te garer au milieu de la route sans provoquer un bouchon.

Tu vas au marché, qui fait office de bistrot, et tu vas marcher.

Il y a des saisons, et des odeurs, de foin, de blé, de mousse, de pluie , de neige, de soleil...

Tu dois sortir la nuit mais tu t'en fou parceque tu as vu les étoiles et pas le tartre au fond de la cuvette. 

Tu allumes la cheminée.

Tu décides de relire Guerre et Paix.

Tu déprimes parceque les enfants sont ailleurs, les amis sont ailleurs, et les parents au cimetière, et toi derrière. 

Restent la salers, les châtaignes, et les champignons.

Et ça fera de jolies photos.

Avec du blanc.

Avec du noir.

Et des couleurs d'arc en ciel. 

Et même des poèmes, parfois.

 

 

 

 

 

 

  

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:00
Jouer avec les mots, rire d'un jeu de mots...
Je n'en dirai pas plus pour aujourd'hui, ce serait parler pour ne rien dire... écoutez plutôt...
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:19

Une brique chaude

 

Mais non, la perte du triple A ne m'a pas à ce point fait perdre la tête que je veuille cacher des économies inexistantes sous un matelas!

Je parle ici d'une simple brique, rouge, réfractaire... récupérée de la construction d'un four à pain ou d'une cheminée, sans doute.

Il était une fois... une maison sans chauffage, froide, très froide.  La température dans les chambres avoisinait les 5 degrés au coeur de l'hiver. Vous frissonnez. Mais ne vous lamentez pas, les habitants ne connaissaient pas les luxueux appartements, ne s'en plaignaient pas, ils savaient qu'aux beaux jours les pièces seraient lumineuses et qu'en attendant il fallait travailler et se rassembler au coin du feu. Près du feu justement s'alignaient les fameuses briques; le soir, enveloppées dans un chiffon ou une feuille de journal aux nouvelles plus très fraiches, elles seraient ensevelies sous les deux couvertures en laine et l'édredon rempli de plumes. Tout l'art consistait à bien en maitriser la température, il ne s'agissait pas de tout enflammer! IMGP0305 Vous ajoutez un bonnet de nuit, et le sommeil réparateur arrivait ( et que ceux qui trouvent l'ensemble peu seyant aillent se rhabiller en attendant la canicule, il y a un temps pour tout). Vinrent ensuite les bouillottes aux contours plus tendres, remplies d'eau très chaude, le chauffe-eau étant  suspendu au-dessus des braises grâce à un astucieux jeu de crémaillères. Elles avaient un inconvénient : leur durée de vie... Se retrouver dans un lit froid et accessoirement humide est  très désagréable, alors que l'on casse rarement des briques...

- Il existe aujourd'hui de moelleux coussinets, remplis de graines et noyaux, à réchauffer au micro-onde, dispensant une agréable bien qu' éphémère chaleur.

Par ces temps de froidure, de stress, et d'absences de toutes sortes, serrer contre son coeur un point chaud, c'est doux, apaisant, "doudou" peut-être, mais rien n'interdit de réveiller au fond de soi l'enfant qui sommeille. Et d'écouter un chat' qui ronronne... 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:00

"Il n'est pas sorti de la cuisse de Jupiter, tout de même!"

 

L'expression revêtait pour moi tout un mystère, ne sachant, pas plus que la personne qui la prononçait d'ailleurs, qui était ce fameux Jupiter, ni comment un enfant eut pu sortir d'une cuisse, masculine de surcroit. Mais allant au catéchisme, je n'étais pas à un miracle près .Toutefois je comprenais bien que la personne qui se croyait sortie de cette fameuse cuisse péchait par manque de modestie. Se croire supérieur aux autres et faire l'important était impardonnable. Pas qu'il ne faille pas sortir de sa condition, au contraire. Réussir était encouragé, et était admiré celui qui, parti de rien, avait conquis quelques galons( on parlait davantage de galons que de parts de marché), à condition qu'il se souvienne de temps en temps de sa famille, de son pays, de ses anciens camarades. S'asseoir à la droite de jupiter, certes, mais sans en envier les cuisses, d'où on n'était point sorti... 016 Wat Phra Kaeo personnage Ramkien

 " Selon la mythologie, Dionysos, Dieu du vin, naquit d'une aventure de Zeus ( Jupiter pour les romains) avec la belle et mortelle Sémélé. La femme de Zeus, fort jalouse, fit croire à Sémélé que Zeus était en fait un horrible monstre. Sémélé supplia son amant de se découvrir, mais succomba brûlée par les éclairs du Dieu. Zeus ôta alors le petit Dionysos du ventre de sa mère et l'enferma dans sa cuisse pour le protèger jusqu'au jour prévu de sa naissance..." 

La légende me parut savoureuse, et aujourd'hui encore, à en voir certains faire les arrogants, je jubile en pensant à  cette histoire de cuisse qui défraya mes chroniques enfantines...

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:50

S'aperçevoir que l'on se souvient encore d'un poème appris par coeur en CM2 :

 

Je n'étais pas une adepte du "par coeur", celui-ci me semblant avoir une tout autre destination. Tables, dates historiques, longueur des fleuves, hauteur des montagnes, numéros des départements, plus les mots du "Bled"( d'ailleurs nous y étions). J'écoutais bien sagement puisqu'il n'y avait rien d'autre à faire, mais sitôt quittée l'école je n'avais qu'un hâte, oublier...  Imaginez un instant : on vous parle de la mer. Vous ne l'avez ni vue ( pas même en image), ni touché, ni sentie... De la flotte! et vous comprendrez le désarroi de saïd face à une montagne de neige... Bref... Mais pour le "cahier de récitation", c'était autre chose... "Parfois pour s'amuser les hommes d'équipage prennent des albatros...",la réunion et là, soudain, tout s'animait : mouvement des vagues, balancement du navire,  cri des oiseaux... La mer m'accompagnait sur le chemin de l'école, on me parlait dans une langue que je connaissais, sans l'avoir, me semblait-il , jamais apprise...

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:05

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Les petites choses :

Reçevoir, par la poste, une carte de voeux, avec un joli timbre.

 

Dans mon enfance mes préférées étaient scintillantes, à ma décharge il n'y avait pas grand chose d'étincelant alentour, sauf parfois la neige au soleil d'hiver, en les frottant un peu je décollais quelques paillettes et me retrouvais ainsi de l'argent plein les mains... Les cartes se vendent toujours bien, à croire que je ne suis pas seule nostalgique du facteur et de ses bonnes nouvelles, un message d'amitié qui change des factures... Et mon coeur ne bat plus de l'attente d'une lettre d'amour. Mais selon la formule" fais aux autres ce que tu aimerais bien qu'on te fasse", je m'aperçois que moi-même je n'en envoie plus guère, une fois fait le tri de ceux qui possèdent où ne possèdent pas internet... Cartes virtuelles, envois groupés, cartes personnalisées avec photos des enfants, histoire de rappeller qu'ils grandissent, et que le reste se passe de mots... Et puis celle que l'on voudrait un peu spéciale, pour une personne spéciale... mais court le mois de janvier et parfois on s'aperçoit que le mois de janvier a filé et qu'il est trop tard.... Mais il n'est jamais trop tard pour envoyer une carte d'amitié , pourquoi attendre janvier! Tiens, moi qui vous parle... 

 

 

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